Des frappes qui ont visé des hôtels
Selon plusieurs sources sécuritaires, les établissements touchés à Hazmieh et à Raouché auraient servi de lieux de réunion à des membres des Gardiens de la Révolution iranienne, qui auraient adopté la stratégie de se fondre parmi les civils en séjournant dans des hôtels pour dissimuler leurs activités. Des réservations auraient été effectuées simultanément dans plusieurs établissements, sous de faux noms ou à l’aide de passeports multiples. Face à ce constat, le secteur hôtelier a décidé de réagir sans attendre.
Un dispositif sécuritaire complet
La Lebanese Hotel Association présidée par Pierre Achkar a détaillé une série de mesures concrètes et immédiatement applicables. Les établissements sont invités à instaurer une entrée principale unique via la réception, à fermer tout accès direct entre les parkings et les étages sans passage par l’accueil, et à renforcer le contrôle des réservations — notamment celles portant sur plusieurs chambres. La vérification de l’identité de tous les occupants, adultes, adolescents et enfants, est désormais systématique, avec relevé des numéros de passeport, signatures, moyens de paiement, profession et numéros de téléphone. La prise en photo de l’ensemble des documents de chaque client est également recommandée.
Un registre électronique mis à jour en continu
Les hôteliers doivent tenir à jour en permanence le registre électronique des résidents temporaires et signaler immédiatement à la Sûreté générale tout comportement suspect, tout no-show dans les 24 heures suivant l’arrivée prévue, ainsi que toute réservation fictive susceptible de masquer des déplacements ou de contourner les contrôles aux frontières. Le syndicat insiste également sur la nécessité de vérifier en continu le bon fonctionnement des systèmes de vidéosurveillance, opérationnels 24h/24, et d’en confier la supervision permanente aux équipes de sécurité internes.
Une coordination renforcée avec les autorités
Le syndicat patronal souligne la poursuite d’une coordination étroite avec la Sûreté générale et l’armée libanaise, afin de garantir la protection des établissements, de leur personnel et de leurs clients. L’enjeu dépasse la seule sécurité opérationnelle : il s’agit de préserver la réputation d’un secteur hôtelier qui constitue l’un des piliers de l’économie nationale libanaise, et dont la relance, amorcée depuis la fin du conflit de 2024, reste fragile.
Le visa préalable rétabli pour les ressortissants iraniens
En parallèle des mesures hôtelières, l’État libanais a décidé lors du Conseil des ministres du 5 mars 2026 de rétablir l’obligation de visa préalable pour les ressortissants iraniens. Cette décision vise à clarifier et durcir les règles d’entrée sur le territoire, mettant fin à des procédures simplifiées qui, sans constituer une exemption juridique officielle, permettaient dans les faits des formalités allégées à l’arrivée.
« At a glance » 👀
Milestone – Lebanese hoteliers’ syndicate issues security directive following Israeli strikes on Beirut hotels
Trigger – Strikes targeting hotels in Hazmieh and Raouché, allegedly used by Iranian Revolutionary Guard members
Key measures – Single entry point via reception, ID verification of all guests, real-time electronic registry, 24/7 CCTV monitoring, immediate reporting to Sûreté Générale
State response – Lebanon reinstates mandatory prior visa for Iranian nationals (Council of Ministers, March 5, 2026)
Coordination – Full cooperation with Sûreté Générale and Lebanese Armed Forces
Stakes – Protecting the hotel sector, a key pillar of Lebanon’s national economy









